Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/201

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dont les magistrats ne jugent au nom du roi, sans égard aux jugements de l’Eglise. Ce recours fréquent et perpétuel au siége apostolique, par lequel les évêques s’approchant de Pierre, avoient coutume de le consulter sur les questions qui intéressoient ou la foi ou les mœurs, est tellement tombé en désuétude, qu’à peine reste-t-il quelque vestige de cette admirable discipline. Et quant à la chose même, les rois gouvernent et règlent tout selon leur bon plaisir. On ne s’adresse au Saint-Siége que rarement, et seulement pour la forme ; son nom, en apparence toujours vénéré, n’est plus que l’ombre d’un grand nom. On ne connoît plus par les effets la puissance de ce siége, que lorsqu’on sollicite de lui quelque dispense des canons. Qu’arrive-t-il de là ?

Que les laïques mêmes accusent et tournent en dérision cette sublime puissance, à laquelle ils n’ont recours que pour en obtenir quelque faveur particulière ; et c’est ainsi que cette aimable et maternelle autorité est devenue l’objet d’une envie maligne. "