Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/256

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diront les ultramontains ; du côté des évêques, diront les gallicans... etc. "

Avec son idée de gouvernement mixte, qui ne seroit plus dès lors la police véritablement monarchique et royale instituée par Jésus-Christ suivant Gerson, M. l’évêque d’Hermopolis suppose qu’il peut exister dans l’Eglise deux puissances égales, n’ayant chacune aucune autre puissance au-dessus d’elles, ce qui détruit la notion même de l’unité de l’Eglise. De plus, jusqu’à ce que ces deux puissances, momentanément divisées, s’accordent, il n’existera point dans l’Eglise de puissance suprême ou de véritable souveraineté, ce qui détruit la notion même de l’Eglise. Exprimée en ces termes : il est possible que l’Eglise, ayant à sa tête un pape très légitime, avec un concile très régulièrement assemblé, soit néanmoins dépourvue, pendant quelque temps, de l’autorité suprême qui donne la dernière