Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/257

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force à ses décisions : cette proposition est hérétique.

Ainsi, quand M. l’évêque d’Hermopolis, offrant à l’Eglise et aux gallicans sa médiation, leur adresse ces pacifiques paroles : " ne pourroit-on pas dire que, dans ce cas unique, ce sont deux autorités qui se balancent, et que la décision demeure en suspens jusqu’au moment de leur accord ? " c’est comme s’il disoit : dans la diversité de sentiments qui sépare les partisans de la déclaration du pape et de l’immense majorité des Eglises unies au pape, sur le moyen de reconnoître avec certitude les vérités de foi ou d’éviter toute hérésie, ne pourroit-on pas, pour concilier ces sentiments divers, et pour satisfaire tout le monde, dire qu’il y a des temps où l’Eglise avec un pape très légitime et un concile très régulièrement assemblé, manque de l’autorité nécessaire pour décider ce qui est de foi ; ne pourroit-on pas, en un mot, convenir d’une hérésèe ? Ne pouvant justifier la doctrine écrite de M. l’évêque d’Hermopolis, nous sommes heureux de pouvoir au moins justifier sa pensée réelle. Lorsque nous publiâmes nos observations sur la promesse d’enseigner les quatre articles, exigée par M Laîné,