Page:Deherme - L’Idéologie délétère.djvu/11

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Ce n’est pas qu’il faille revenir à la théocratie et au régime des castes pour établir l’ordre parfait. Il n’y a pas d’ordre parfait, non plus que de pouvoirs sans abus. Le catholicisme a su réaliser, au moyen âge, en faisant sa part à l’indépendance, une société d’une ordonnance admirable. En élargissant encore cette part, en étendant encore l’influence spirituelle, le positivisme assurera plus complètement et définitivement l’ordre humain que, loin de perturber, doit développer le vrai progrès.

Les lois sociologiques ont assez de rigueur pour nous permettre de reconnaître en quoi les rapports et la filiation des phénomènes sont invariables et en quoi la société — tout en échappant à nos votes, à nos désirs personnels, à nos caprices — est modifiable dans l’intensité et la vitesse de son évolution normale.


VII. — La sédition régressive.


En ruinant la féodalité, en remplaçant peu à peu la coutume vivante par le rigide droit romain, les légistes avaient creusé le lit torrentueux de la Renaissance, de la Réforme, de la Révolution, de toutes les négations, de toutes les divagations et de tous les tumultes.

Ces grandes crises auraient-elles pu être évitées, tout le moins contenues, atténuées ? Eurent-elles leur utilité ? Nous ne sommes certains que des résultats fâcheux que nous subissons. Finalement, pour une réelle renaissance ? — C’est notre