Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/23

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dans les schistes bitumineux de Saint-Chaumont, auprès de Lyon, sont étrangères à ces contrées. « on peut assurer, dit-il, que ce sont les plantes capillaires, des cétéracs, des polypodes, des adianthum, des langues de cerf des lonchites, des osmondes, des filicules, des espèces de fougère, qui approchent de celles que le P. Plumier et M. Sloane ont découvert dans les îles de l’Amérique, et de celles qui ont été envoyées, des Indes orientales et occidentales, aux Anglais, et communiquées à Plukenert, pour les faire entrer dans ses recueils des plantes rares.

« La multitude des différences de ces plantes est si grande, qu’il semble que chaque quartier y soit une source de variétés.

« J’en ai encore remarqué qui appartiennent aux palmiers, et à d’autres arbres étrangers.

« J’ai encore trouvé les fruits de l’arbre triste : jasminum indicum fructu compresso arbor trisits vulgo, qui ne croît qu’aux Canaries, au Malabar, et sur la côte de Coromandeli C’est un nyctantes ».

« Il y a trois choses remarquables, ajoute-t-il, dans ces empreintes de feuilles.

« 1°. Elles sont étrangères, et viennent des pays chauds.

« 2°. Parmi de nombre infini de feuilles de diverses plantes imprimées sur les feuilles de ces plantes, aucune ne s’y trouve pliée ; mais elles y sont étendues comme si on les avait collées.

« 3°. Les deux lames écailleuses de ces pierres ne présentent chacune sur leurs superficies internes, par lesquelles elles se touchent, qu’une seule face d’une feuille en relief d’un côté, et en creux de l’autre : au lieu que dans la manière ordinaire, dont on conçoit ces sortes d’impression, on suppose que la