Page:Delamétherie - Leçons de géologie III.djvu/92

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tout ; il est la lumière par essence. Le serpent à mille têtes Atyséchen, vomira son feu, qui consumant tous les globes, les réduira en cendres. Un vent furieux s’élèvera Les mers franchissant leurs bornes, ouvriront les trois mondes, le ciel, la terre et l’abîme, pris collectivement. »

Quelque idée qu’on ait de toute cette doctrine, on y retrouve toujours cette succession de déluges et d’emhrasemens, ou incendies du globe terrestre.

L’Ezourve dam, autre livre sacré des Hindoux, parle également de plusieurs déluges (tom. 1, page 188, traduction française.)

« On doit d’abord distinguer quatre différens âges : à la fin de chaque âge tout périt, tout est submergé ; c’est pourquoi on a donné au pesage d’un âge à l’autre le non de déluge.


« Dieu créa d’abord le tems, et rien de plus. Il créa ensuite si l’eau et la terre. Il vit ne la terre était toute submergée, et qu’elle n’était encore habitée par aucun être qui eût vie ; il ordonna donc que les eaux se retirassent d’un côté, et que la terre devint stable et solide. »

Au milieu de la terre est la plus grande des montagnes, qui s’appelle Merou.

Le Schaster, autre livre sacré des Hindoux, contient la même doctrine, Il admet quatre âges du monde.

Premier âge. Dieu créa quatre élémens, la terre, l’air, le feu et l’eau… il souffla avec un grand roseau sur les eaux, qui, s’élevant en un rond de la figure d’un œuf, formèrent le firmament. De la terre et de l’humidité qui resta il fit une boule, dont les parties solides constituèrent la terre, et les liquides les mers… Les hommes se corrompirent… Dieu irrité