Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/27

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Province du Canada,

District de Montréal.

Je, Christophe Préfrontaine demeurant à

St. Marc après avoir prêté serment sur les saints Évangiles de dire la vérité affirme et certifie ce qui suit.

Dans le mois de Mars 1839 je me trouvais à Corbeau près de Rousés Point, où une assemblée des réfugiés Canadiens avait été convoquée. Le Dr. Wolfred Nelson, revenu des Bermudes quelques mois auparavant, assistait à cette assemblée qui était composée de plus de deux cents personnes. Le Dr. Côte ayant violemment attaqué Mr. Papineau, et lui ayant reproché de s’être sauvé en lâche de St. Denis, Mr. le Dr. Wolfred Nelson maltraita fort le Dr. Côte, lui dit que ce qu’il avançait sur le compte de Mr. Papineau était faux, que pour avancer de telles choses il fallait être un être méprisable ; que lui le Dr. Côte était un lâche indigne de délier les cordons des souliers d’un homme comme Mr. Papineau ; que M. Papineau n’était parti de St. Denis que sur l’ordre exprès de lui Dr. Nelson, qu’il avait fait partir Mr. Papineau parcequ’il était le chef du parti Canadien, qu’une balle pouvait le frapper tout comme un autre et que Mr. Papineau mort, tout serait perdu :

Il est à ma connaissance personnelle que les deux frères Robert et Wolfred Nelson se sont querellés en partie par suite d’altercations par rapport à la conduite de Mr. Papineau : le Dr. Robert Nelson attaquait Mr. Papineau, le Dr. Wolfred Nelson le défendait et le justifiait ;