Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/78

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Nelson me dit, après que je lui eusses demandé ou pouvait être M. Papineau ; qu’il ne savait pas où il était dans ce moment ; mais qu’il n’était parti de St. Denis que parce qu’il avait été fortement pressé de partir : qu’il paraissait être décidé à rester, et que ce n’était qu’avec une grande difficulté que lui, le docteur Nelson l’avait fait se résoudre à les laisser.

Après que nous eûmes été arrêtés, le docteur Nelson tomba dans un grand abattement moral et n’avait encore recouvré aucune énergie quand nous nous quittâmes, environ une heure après avoir été incarcérés. En entrant en prison, le docteur Nelson avoua à un monsieur dont je ne connais pas le nom, et qui lui demanda pourquoi il s’était embarqué là-dedans, qu’il avait eu tort, et que le gouvernement avait droit de le punir pour avoir assisté à l’assemblée des cinq comtés.

Je me rappelle parfaitement, que le vingt-trois novembre mil huit cent trente-sept, entre midi et une heure je vous vis arriver de St. Denis. Il se forma un groupe autour de vous, et aussitôt que vous avez été reparti, l’ordre a été donné à tous ceux qui étaient à cheval sur la place de l’église de marcher sur St. Charles.

J’ai l’honneur d’être etc., etc.
Célestin Parent.

Le nommé Célestin Parent ayant été assermenté par moi, a déclaré que le contenu de sa lettre adressée à L. A. Dessaulles, écuyer, en date du 17 du courant, est strictement conforme à la vérité.

À St. Hyacinthe ce vingtième jour d’octobre, mil huit cent quarante-huit.

Ovide LeBlanc. J. P.


St. Hyacinthe, 17 octobre, 1848.
Mon cher monsieur,

Vous avez lu sans doute le brutal libelle publié dans la Minerve contre moi. Vous avez dû voir