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AMBULER
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toire, et n’a_voit puissance que par commission, fut erigé en Cour ordinaire par Philippe le Bei. J. Bo » tr, Republique, IV, 4.. — C’est d’un Apostre faire un Evesque, et mesmes un Evesque ambulatoire, qui jamais ne reside en son evesché. PF !. DE MAara.c…, Dia. de la Relie, I, u, 5.

Ambuler. Marcher. — Entre les quelz leans trotte et a.mbulle Le Passeron de l’amie Catulle. LEMAIRE DE BEL.GES, 2e Epistre de l’Amant Verd (III, 32 — Et mesbahis que les statues de pierre Quant ils te veoyent ambulante sur terre Ne se humilient et ostent de leur place Pour faire honneur a ta riante face. MICHEL D’AMBOISE, Episr ires et Lettres amoureuses, 118 v°.

Amburbial. Processions amburbiales. Processions autour de la ville. — Tant de belles processions, amburbiales, ambarvales, et ambeccle-siales. PH. DR MARNIX, Differ. de la Relig., I, v, 6.

Ame 1. Personne. —Vostre pere et vostremere souffriraient-1h que vous touchissiez leurs mulets à tout un fouet, s’il vous en prenoit envie ? — Pourquoy me le souffriroient-ils, Socrates ? Comment ? aine ne les oseroit il toucher ? — Ouy dee., mais c’est. à faire au muletier. DES PÉRIERS, trad.. du Lysis de PLATON (Il 15).

Ame moutonniere. — Reste il icy (dist Panurge) tille ame moutonniere ? Rabelais, IV, 8. — Arne moutonniere. Mouton vivant et animé. ID., Briefe Declararion (III, 198).

Rendre l’aine en l’autre monde. — Or regna puis aprés quatorze ans tout seul pacifiquement, et enfin rendit l’orne en l’autre monde d’une mort calme. E. PASQUIER, Recherches, V, 25.

Aine. La légende qui accompagne un emblème et en indique le sens. — Le Roi de Navarre travaillant à se resoudre pour se sauver de la Cour, et estant le premier de l’an renfermé dans un coche, pour en se pourmenant parler plus seure-ment avec les siens, de Ftocquelaure, le dernier auquel ledit Roi demande ses estreines, lui fit present d’un bouquet d’olive, de laurier et. de cypres, joignant au corps de cet emblesme

qui s’ensuit lun sonnet]. ALTEJ Sonnets spi-

grammaiiquee, 1. — L’autre [sonnet] fut donné pour estrenes et pour aine d’un bouquet portant emblesme. ln., Hist. Uniç., l’Imprimeur au Lecteur.

Ame est quelquefois masculin. — Elle seiche les os et attriste l’aine, qui est de sa nature joyeux et divin. N. D E. MONTREUX, 1 er Livre des Bergeries 4e Juliette, Journ. IV, 188 ro. —141 raisons se. raient fort bonnes… si rame n’est oit divin. ID., Lb., 194 v°.

Ame 2. Sorte de mesure. — Avec aucuns âmes de breuvage> lequel il avoit fait mesler en lieu de Mem.. Dans Ph. de Marnix, Ecrits polit. et histor, p. 293. — Il allegua h difference qu’il y avoit entre un tonneau de bierre de Hambourg, rem-ply jusques au haut, et entre une ame de Boisle-due, qui est beaucoup moindre, et entre une quar-telette. PH. DE MARNIX, Differ. de la netig„ II, v, 1.

Ameiller. Traire. — [Le bétail] Beslant aigu, de son bon gré demande Que ion l’ameille, et de luy mesme tend Son pis enflé qui de cresme s’es-tend. RoNSARDT Poe mes, L. Il> les _hies Fortunees (V, 160).

Ameilleurer. Rendre meilleur. Les engendrant, endoctrinant.., et ameilleura.nt. PoNTus E TYARD, trad de l’Amour de LEoN HEenitu, p. 393. — La terre est ameilleurée par la marne l’espace de dix ou trente alls. Palissy,


Discours admirables, De la marne, p. 329, — Je voudrais chercher toutes Ies terrieres desquelles les potiers, briquetiers et tuilliers se servent en leurs œuvres, et de cha.seune terriere j’en vou-drois fumer une portion de mon champ pour voir si la terre sert « ameilleurée. Ire, ib., p. 340. — Ils disent tous… que la morne et la terre d’argile est grasse, et que les terres sont ameilleurées pour cause de la graisse qui est en la marne. In., ib., p. 352. — avoit du sel aux pailles et foins, les fumiers ne pourroyent aucunement arneilleu-rer la terre. ID., ib., Extrait des sentences— principales, p. 374.

Amellieurir. Devenir meilleur. — Tes clesor-donnez appetitz et frivolles voluntez ne mentent aucun remede, ny du ciel te peult venir, si tes œuvres ne ameilleurissent. MAURICE SeÊvE, la Depiourable Fin de Flamere, ch. 19.

Ameine, v. Amene.

Amelette. (Diminutif du mot âme). — O vagabonde omelette Doucelette, Compagne, h6s-tesse du corps. BAÏF, Amours de Meline, L. II (I, 85). Fiere douceiette, Pren mon omelette, Qui sur toy volette. LE CARO ! b21 Poesies, 63 v°. — 0 que le chien de telle marque N’a peu fieschir la liere Parque Avare de cest’a.melette. FORCADEI„ œu.v. poet., p. 184. — Amelette Ronsardelette, Mignonnelette doucelette, R1011’115A.RD DerraerS PerS (VI, 3C4). — Et dit-clin qu’il [un papillon] list entendre Tel propos, avant que rendre Sa chere amelette au vent. Gu DE TouRS, Souapirs amoureux, L, III (I, 84).

(Mot de caresse). — Où fuis-tu, mon Angelette, Ma vie, mon arnelette ? RoNsAitu, Amours diverses, Chanson (I, 3551. — He Dieu, Dieu, que j’ai de plaisir… Quand d’une bogue parolete Tu m’appeles, mon arnelete. VAUQUELIN DE LA FRES-NAYE, les Foresteries, Ir, 2. — Voila l’Alouette Qui ja degoise sa chanson, Sus, sus, debout, mon Arnelette, Allons ouir sa chansonnette. GREVIN ! Poesies, les feEt.r Olimpiques, p. 88. — Lesquelles ils appellent Deesses, angelettes… ame ou omelette. M. DE LA PnT, Epitliétes, 21 ro. — Que je suis miserable ! Pensant raire en sorte que Fidelle print en hayne ma très douce amelette Victoire, affin que seul j’en peust jouyr, je me fais le ministre de sa mort et. de la mienne, L’Amy, I.e Fi-delle, IV, 9. — Je ne pouvoy desirer chose plus propre à mes desirs, lesquels sont de sauver la vie à ma très aymée amelette Victoire. ID-1 ib.

Amellorement Amélioration. —Les fueil-lards servent au pré diameorernen.t. BELLEFO-ft EST, Seer. de 1’Agric., p. 320 (G.). — Outre rame-liorement de la chair, ceste commodité se treuve en ce mesnage. O. DE SERRES, Théâtre d’A gric., V, 2.

Arnellorir. Améliorer. — On ne voirra point seulement en ce lieu les choses bien arrunees et avec bonne diligence, comme font cornmun.ement laboureurs, qui par art et travail a_meliorissent les terres q-ui de leur nature sont mauvaises. J. Leblond, trad. de Th. Morus, d Utopie, I,. II,

67 re. — Ameliorir les jardinaiges. Texte de 15581 dans G., Compl.

Amellorissement. Amélioration. — Combien : qu’à. cela l’utilité publique de l’instruction de leurs enfants et l’amaorissement de ladicte ville les deussent assez exciter. Lettres missives de FIENR1 IV, Berger de Xivrey, VI, 354 (G.).

Amellus. — Comme sont es lieux arrousez de ruisseaux les arbres portant amellus. Cotereau, trad. de Columelle, IX, 4. — La racine d’amel-