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APPREHENDER
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ses appous (comme ilz disoient), de.ses suppos aussi. RABELAIS, IV, 48. (Terme de grammaire.) — La convenanc…edu nom avec le verbe est en nombre et en personne. Le nom preeedent devant le verbe est icy appelé suppost, Le verbe appost. RArd us, Grammaire, II, 5. Vicieux appotz. Mauvais garnements ( ?). — Car, pour decla.rer la raison Des susdictz ver-tu.eax propos, Et pourquoy dis la deraison. D’ung tas de vicieux appotz, Vra.y est qu’ou. faict maints faulx compos, Vicieux, plains de traïson… L’on voit tous les jours à foison Errer diaboliques sup-potz Qui, tout au long de la saison. Font mains maulx sans avoir repos, _An.e. Poése irnnç., I, 142. Appostat Y. Apostat. Appostement Action d’aposter. —EL pour ce fut tué d’un coup de pistoliet à Paris par l’appos-teillent et pourchas du duc Cosme de Florance. BRAN-venu, Couronnas françois (V, 298). Apposter, Appostille, Appostalie, y..1prts-ter, Apostille, Aposlole. Appela, Appous, y. Appost. Appoyer. Appuyer. — On luy mettoit une grosse perche apoyee à deux arbres. RAB ELAIS, 23. — Adoncq, se appoyant sus les poulces des deux mains à la cropo clavant soy, se renversa cul sus teste en Pair. ID., 1, 35. Apprantls, 17. Apprentis. Appreciatif. Qui apprécie. — [Le sens littéral] est qu’il faut que nostre cœur, nostre arne et nostre esprit choisissent et preferent Dieu entre toutes choses, qui est. le vray amour appreciatif duquel les theologiens interpretent ces parole., ;.. St FRANçois DE SALES, Lettres, 229. Appreciation.Évaluation.— Le laboureur qui laboure son heritage, combien doit-il estre ras-ch, estant deçeu de son attente, quand sur luy seul tombe este perte ? Or combien plus, quand il laboure sur autruy, et que par la calamité d’une année, il tombe en la. mercy d’un maistre impi-teux, qui ne luy corne autre chose dans les oreilles qu’une fascheu.se a.ppreciation de grains, laquelle sortant effect ne luy laisse pour l’advenir nulles esperances de ressource ? E. PASQUIER, _Lettres, II, A. Apprecier_ Fixer le prix de, évaluer, mesurer. — Vous voyez les sain.etz $acremens Estre venduz par gens d’Eglise Iii prennent leurs esbalemens Diaprecier enterremens, Baptesmes ; c’est erreur commise. GRIThfr.ORE, Prince des Sotz, Moralité (r. Ceste bonne Dame prit tout le fait du mesnage en main, mais avec une telle bonté, qu’elle ne changea jamais de fermiers, ni ne leur appretia grain. E. PAsQuiPiR, Lettres,’VII, 1(J. Appréhender. Saisir, percevoir. — Le sens exterieur n’est pas capable d’apprehender par aucune connoissance la nature de Dieu, infinie el_ invisible. St FRANÇOIS DE SALES, Defease de k Croix, V. 11. Ressentir. Siapprchender. Être ressenti. — La plainte sert autant aux peines douloureuses Que Mufle dans un feu : les rages amoureuses S’ap-prehendent au vif lors que nous nous plaignons. Joli ELLE, Didon, II (I, 179). Concevoir. rompre-n(1re. — En partie il appre-hen& la vie avec joye., en partie il ha horreur de la. Mort CALVIN, Ïrtît., TV, p. 194_, — Hz ne peuvent cela faire., que premierement ilz n’ayent apprehendé la bonté de Dieu, , s’asseurans d’icelle par les promesses de l’Evangile. Io., ib., V11 p. 389. — En la Manne ils n’apprehendoient rien sinon un rennede, pour subvenir à l’indigence corporelle, de laquelle le peuple estoit pressé au de sert. I. ib.. VII, p. 437. — Si nous croyions à nos sens, nous ne pourrions pas a.pprehender que le royaume des cieux soit nostre, qu’il soit en nostre main, il nous semblera qu’il y a trop longu.e distance_ In., Serin. sur le Deuter., 5 (XXV, 659)i — Voila donc un privilege que Dieu a donné aux hommes, c’est qu’il ne les a point seulement vivi fiez : mais il a illuminé leurs ames tellement jugent et discernent, mesmes ils apprehendent la vie eternelle. In., Serin, sur le liv. de Job, 39 (XXX, 49(1)._ — Pource que nous apprehendons la vie au milieu de la m.ort. cela fait que nous ne sommes plus estonnez pour nous retirer quand Dieu nous appelle à soy, car nous sçavons que la mort n’est sinon un passage à la —vie ! Irb., eur ie cantique d’Ezethio.e, (XXXI, 528). — Ezechias et tous les autres saincts Roys et Pro-phete.s, et tout le reste des fideles, ont bien appre-hendé que Dieu ne les avoit pas choisis en vain. ID., ib. (XXXV, 529). — Nouste pouvons concevoir ni a.pprehender la majesté de Dieu, c’est à dire qu’il s’en faut beaucoup que nous le contemplions tel qu’il est. In., Serin. sur le liv. de Daniel, 20 (XLI, 65). — La foy… apprehende que Dieu nous est pitoyable, et qu’il nous veut recevoir à merci. ID., Serm. sur l’Harmonie Evangel., 40 (XLVI, 496). — Nous avons apprebendé sa grate et misericorde, voire pour estre du tout appuyez Sur elle. ID., Serm. sur l’Epistre à Tite, 6 (LIV, — Comme nous ne sçavons pas les causes de tout ce que nous voyons à aussi ne faisons nous pas de toutes celles que nous apprehendons par la raison. MornAtc, -NE, trad. de R. SEDON, ch. 53. — Ayant à traiter… de la nature de toutes les choses qui sont au monde, afin qu’avecques plus grand ravissement le Lecteur apprehendast l’infinie sagesse de l’ouvrier. Du BARTAS, la Pre-miere semaine, Advertiss. — Quand nous disons que l’infinité des sieeles tant passez qu’avenir n’est à Dieu qu’un instant que sa bonté% sapience, puissance sont mesme chose avecques son essence ; nostre parole le dit, mais nostre intelligence ne lsapprehende point. MoNTAIGNE, IL 12 (IL 274). — Les aveugles nais… ont appris de nous… qu’Es out quelque chose à desirer… mais ils ne sçavent pourtant pas que c’est, ny ne Pap-prehendent ny pres ny’oing. ID_, ib. (II, 162). — Que vos gens retournent à Dieu, par l’intercession de son fils bien-aimé Jesus Christ… Qu’ils appre-hendent vivement et par foy sa bonté, grandeur et misericorde. Du FA : L, Contes d’Eutrapel, 34. — Toutes les choses dont le monde te peut menacer, subjettes à la cognoissance de ton œil qui les voici, de ton oreille qui les oit, l’esprit qui les juge, l’esprit qui les apprehende, et tels objectz ne sont que de la mesure des sens, puis qu’ils tombent sous eux. AuBlord. Medit. sur le Es. 73 UT, 172). Désirer, rechercher. — Voyant… que desja par mes hauts faits la renommée de mov couroit par tout l’Univers, comme d’un autre hercule, j’es-tois fort content d’imprimer cette opinion de divinité és contrées desquf.11es rapprehendois la victoire. E. PASQ1LIER, Pour-parler d’Alexandre. (I, 1058)i — Deux mariages Te perdirent [1c ! connétable. de Bourbon]. Le mariage d’une mere de Roy, mal à propos refusé, celuy d’une sœur d’Empereur, apprehendé sans propos. ID.t Recherches, VI, 12, — Pendant que nous appre-hendons ou les richesses ou les grandeurs, et mettons nos desirs et esperances à l’essor de deux