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fisant. Il y a une autre maniere de sécher les épingles. On les entonne avec un auget dans un coffret de bois soutenu sur deux montans, où l’on le tourne avec deux manivelles à chaque bout. On y met du son passé avec le même soin. Mais cette derniere maniere de sécher les épingles est moins d’usage que l’autre, quoiqu’elle soit aussi bonne, mais apparemment parce qu’elle est plus embarrassante. Voyez les fig. & & les Pl. qui représentent la premiere maniere, & la seconde. Pl. II. de l’Epinglier.

Sécher, en terme de Potier, est l’action de laisser évaporer l’eau que la terre renferme. Il faut, pour cette opération, éviter le soleil & le grand air qui feroient crevasser l’ouvrage, ainsi que le feu si on l’y mettoit encore humide.

SÉCHERESSE, s. f. (Jardinage.) est pour exprimer le besoin que la terre & les plants ont d’eau. Voyez l’article Sec.

SÉCHERON, s. m. (Gram. Agric.) pré situé dans un lieu sec, & qui ne peut être abreuvé que par les pluies. Les secherons ont donné cette année parce qu’elle a été pluvieuse. Le foin qui naît dans les sécherons est toujours bon.

SECHIE, ou Chequis, s. m. (Commerce.) poids dont on se sert à Smyrne. Le sechie contient deux oques, à raison de 400 dragmes l’oque. Voy. Oque, ou Ocque. Dict. de Comm. & de Trévoux.

SÉCHOIR, s. m. terme de Parfumeur, c’est un quarré de bois de sapin, ou d’autre bois léger, avec des rebords tout-au-tour, dans lequel on fait sécher des pastilles, des savonettes & autres marchandises de cette nature.

SÉCHYS, s. m. (Comm.) mesure pour les liqueurs, qui est en usage dans quelques villes d’Italie. Huit séchis sont le mastilly de Ferrare, & six séchis l’urna d’Istrie. Voyez Mastilly & Urna. Dict. de Comm.

SECKAW, (Géog. mod.) ou Seckow, bourg d’Allemagne, dans la haute Stirie, sur une petite riviere nommée Gayl, à 3 lieues au nord de Iudenburg. Cette place a été érigée en évêché en 1219 par le pape Honoré III. C’est l’archevêque de Saltzbourg qui en a le droit de présentation & d’investiture ; de-là vient que l’évêque de Seckaw n’a point d’entrée dans les dietes. Long. 32. 52. lat. 47. 17. (D. J.)

SECKINGEN, (Géog. mod.) ville d’Allemagne, en Suabe, dans une île formée par le Rhein, à trois milles au sud-est de Basle, & à six au couchant de Schassouse. C’est une des quatre villes forestieres. Elle essuya un terrible incendie en 1678, & fut prise en 1683 par le duc de Saxe-Weimar ; elle est aujourd’hui réduite à une simple place, entourée de quelques maisons. Beatus Rhenanus croit que c’est la Sanctio dont parle Ammien Marcellin, liv. XXII. Long. 25. 38. lat. 47. 43.

Keller (Jacques), en latin Cellarius, jésuite, naquit à Seckingen en 1568, & mourut à Munich en 1631, à 63 ans. Il publia quelques livres de controverse en allemand, & divers ouvrages de politique en latin sur les affaires du tems Il s’y déguise souvent sous les noms de Fabius Hercinianus, d’Aurimontius, de Didacus Tamias, &c. Son livre intitulé Mysteria politica fit grand bruit, & étoit fort injurieux à la cour de France. Les Jésuites qui ont compilé la bibliotheque des écrivains de leur ordre n’ont point reconnu leur confrere dans les faux noms sous lesquels il se déguisoit. (D. J.)

SECLIN, (Géog. mod.) en latin moderne Sacilium ; bourg de France, dans la Flandre vallone, au diocese de Tournai. Ce bourg est le lieu principal du Mélantois, & c’est un lieu ancien. Il y a un chapitre dédié à S. Piat, un bailli & sept échevins.

SECOND, adj. (Gramm.) c’est dans un ordre de choses disposées ou considérées selon la suite naturelle des nombres, la place qui succede immédiate-


ment à la premiere. Le second jour de la semaine ; le second du mois. La seconde intention ; la seconde messe. Le second service. La seconde table. Mon second, &c.

Second terme, en Algebre, c’est celui où la quantité inconnue monte à un degré ou une puissance plus petite d’une unité, que celle du terme où elle est élevée au plus haut degré.

L’art de chasser les seconds termes d’une équation, c’est-à-dire de former une nouvelle équation, où les seconds termes n’ayent pas lieu, est une des inventions les plus ingénieuses & les plus en usage dans toute l’Algebre.

Soit l’équation , dont on veut faire évanouir le second terme, ou qu’on veut transformer en une autre qui n’ait point de second terme, on supposera , & substituant & ses puissances à la place de x dans l’équation proposée, on la changera en une autre de cette forme, ; où l’on voit que le terme qui devroit contenir , c’est-à-dire le second terme, ne se trouve pas. Voyez Équation & Transformation. (O)

Second, (Art milit.) ce mot avec la particule en, est commun dans l’art militaire. On dit compagnie en second, capitaine en second, lieutenant en second. Compagnie en second est une compagnie composée de la moitié des hommes d’une autre compagnie ; ce qui s’est pratiqué seulement dans la cavalerie. Capitaine en second, ou capitaine réformé en pié, & lieutenant en second, sont des officiers réformés, dont les compagnies ont été licenciées, mais qui servent dans une autre. Dictionn. milit. (D. J.)

Second capitaine, (Art. milit.) c’est un capitaine réformé, qui commande comme un lieutenant dans les compagnies où il est incorporé. Voyez Réforme. Chambers.

Second, terme de jeu de paume, c’est la partie de la galerie ou du jeu de paume qui regne depuis la porte jusqu’au dernier.

Second signifie aussi en terme de joueurs de paume, le joueur qui ne prime point, & ne fait que seconder. Le second est toujours placé du côté opposé à la galerie.

Quand on pelotte à la paume, les balles qui entrent dans le second, sont perdues pour le joueur qui les y jette ; mais en partie la balle fait chasse, que l’on compte au poteau qui commence le second.

SECONDAIRE, adj. (Gramm.) qui ne vient qu’en second, qui n’est que du second ordre. Raisons secondaires ; planetes secondaires.

Secondaire, adj. (Astronomie.) les cercles secondaires de l’écliptique sont les cercles de la longitude des étoiles, ou des cercles qui passant par les poles de l’écliptique, coupent l’écliptique en angles droits, & servent à marquer la distance des étoiles ou des planetes à l’écliptique.

Par le moyen de ces cercles on rapporte à l’écliptique tous les points des cieux ; c’est-à-dire que chaque étoile, chaque planete, ou tout autre phénomene est conçu être dans ce point de l’écliptique, qui est coupé par le cercle secondaire qui passe par l’étoile ou par la planete proposée. Voyez Écliptique, Longitude, &c.

Si deux étoiles se rapportent au même point de l’écliptique, c’est-à-dire si ces deux étoiles se trouvent dans le même cercle secondaire, & du même côté, par rapport à un des poles de l’écliptique, on dit qu’elles sont en conjonction ; quand on les rapporte à des points opposés, c’est-à-dire quand elles se trouvent dans le même cercle secondaire, & de différens côtés, par rapport à un des poles, elles sont dites être en opposition ; si elles sont rapportées à deux points distans d’un quart de cercle, c’est-à-