Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/135

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sont l’un et l’autre. Avoir un ami et jouir des avantages qu’il procure, c’est un bien efficient ; l’assurance, un bon jugement, la liberté d’esprit, le contentement, la joie, la tranquillité et tout ce qui entre dans la pratique de la vertu, ce sont les biens qui arrivent comme fins. Il y a aussi des biens qui sont efficients et fins tout à la fois : ils sont efficients, en tant qu’ils effectuent le bonheur ; il sont fins, en tant qu’ils entrent dans la composition du bonheur comme partie. Il en est de même des maux. Les uns ont la qualité de fins, les autres sont efficients, quelques-uns sont l’un et l’autre. Un ennemi, et les torts qu’il nous fait, sont de maux efficients ; la stupidité, l’abattement, la servitude d’esprit, et tout ce qui a rapport à une vie vicieuse, sont les maux qu’on considère comme ayant la qualité de fins. Il y en a aussi qui sont en même temps efficients, en tant qu’ils effectuent la misère, et qui ont la qualité de fins, en tant qu’ils entrent dans sa composition comme parties.

On distingue encore les biens de l’âme elle-même en habitudes, en dispositions, et en d’autres qui ne sont ni celles-là, ni celles-ci. Les dispositions sont les vertus mêmes ; les habitudes sont leur recherche. Ce qui n’est ni des unes ni des autres, va sous le nom d’actions vertueuses. Communément il faut mettre parmi les biens