Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/143

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comme de ramasser une paille, de tenir une plume, une brosse et autres choses semblables. Outre cela, il ya des devoirs qui ne sont point accompagnés de circonstances qui obligent, et d’autres que de pareilles circonstances accompagnent. Les premiers sont, par exemple, d’avoir soin de sa santé, de ses sens et autres semblables ; les seconds, de se priver quelquefois d’un membre du corps, et de renoncer à ses biens, Il en est même d’une manière analogue des choses contraire au devoir. Il y a aussi des devoirs qui toujours obligent, et d’autres qui n’obligent pas toujours. Les premiers sont de vivre selon la vertu ; les autres sont, par exemple, de faire des questions, de répondre, et autres semblables. La même distinction a lieu par rapport aux choses contraires au devoir. Il y a même un certain devoir dans les chose moyennes ; tel est celui de l’obéissance des enfants envers leurs précepteurs.

Les Stoïciens divisent l’âme en huit parties ; car ils regardent, comme autant de parties de l’âme, les cinq sens, l’organe de la voix et celui de la pensée, qui est l’intelligence elle-même, auxquelles ils joignent la faculté générative. Ils ajoutent que l’erreur produit une corruption de l’esprit, d’où naissent plusieurs passions, ou causes de troubles dans l’âme. La passion même, suivant Zénon, est une émotions déraisonnable et