Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/169

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Les mélanges se font par l’union de toutes les parties, & non par une simple addition de l’une à l’autre, ou de manière que celles-ci environnent celles-là, comme dit Chrysippe dans son troisième livre de Physique. Par exemple, un peu de vin, jetté dans la mer, résiste d’abord en s’étendant ; mais s’y perd ensuite.

Ils croient aussi qu’il y a certains démons qui ont quelque sympathie avec les hommes, dont ils observent les actions, de même que des héros, qui sont les âmes des gens de bien.

Quant aux effets qui arrivent dans l’air, ils disent que l’hiver est l’air refroidi par le grand éloignement du soleil ; le printemps, l’air tempéré par le retour de cet astre ; l’été, l’air échauffé par son cours vers le Nord ; & l’automne l’effet de son départ vers les lieux d’où viennent les vents[1]. La cause de ceux-ci est le soleil, qui convertit les nuées en vapeurs. L’arc-en-ciel est composé de rayons, réfléchis par l’humidité des nuées, où, comme dit Posidonius dans son traité des Choses célestes, c’est l’apparence d’une portion du soleil, ou de la lune vue dans une nuée pleine de rosée, concave & continue, qui se manifeste sous la forme d’un cercle

  1. . Il manque ici quelque chose dans le Grec ; on y supplée par toute une période. J’ai mieux aimé suivre Fongerelles, qui ne supplée qu’un mot, quoiqu’il ne soit pas d’ailleurs herbeux dans presque tout ce livre.