Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/263

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de Gnide, fisl d’Erinée, les notions des choſes qui regardent les Dieux, Le Monde & les Météores. Quant à la Médecine, il fut dresſé à cette ſcience par Philiſtion de Sicile. Au reste il a laiſſé de fort beaux Commentaires.

Outre ſes trois files, Eudoxe eut un fils, appellé Ariſtagore, qui éleva Chryſippe, fils d’Æthlius. Ce Chryſippe eſt Auteur d’un Traité de Médecine ſur les maladies des yeux, auquel il travailla par occaſion, en faiſant des recherches Phyſiques.

Il y a eu trois Eudoxes ; celui-ci ; un autre, Rhodien de naiſſance & Hiſtorion ; un troiſieme de Sicile, fils d’Agathocle, Poëte Comique, trois fois vainqueur dans les fêtes de Bacchus qui ſe célebroient en ville, & cinq fois dans celles de la campagne, ſelon Apollodore dans ſes Chroniques. Nous trouvons encore un Médecin de même nom, natif de Gnide, & de qui notre Eudoxe, dans ſon livre de la Circonférence de la Terre, dit qu’il avoit pour maxime d’avertir qu’il falloit tenir ſon corps & ſes ſens dans un mouvement continuel par toutes ſortes d’exercices.

Le même rapporte que cet Eudoxe de Gnide étoti en vogue vers la CIII. Olympiade, & qu’il découvrit les regles des lignes courbes. Il mourut dans la cinquante-troiſieme année de ſon âge. Pendant qu’il étoit en Égypte auprès d’Isonuphis Héliopolitain, il arriva que le bœuf