Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/274

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appelle l’action des contraires, qui produit la génération, une guerre & une discorde ; il nomme celle, qui produit l’embrassement du monde, une paix & une union. Il qualifie aussi cette vicissitude un mouvement de haut en bas & de bas en haut, suivant lequel le monde se fait. Le feu condensé se change en humidité, qui, ayant acquis la consistance, devient eau. L’eau épaissie se change en terre, & c’est là le mouvement de haut en bas. Réciproquement la terre liquéfiée se change en eau, de laquelle naît ensuite tout le reste par l’évaporation qui s’élève de la mer, & voila le mouvement de bas en haut. Il est d’avis qu’il s’élève des évaporations de la terre & de la mer, les unes claires & pures, les autres ténébreuses ; que les premières servent de nourriture au feu, & les secondes à l’eau,

Il n’explique pas de quelle nature est le ciel qui nous environne. Il y suppose des espèces de bassins, dont la partie concave est tournée de notre côté, & les évaporations pures, qui s’y rassemblent, forment des flammes que nous prenons pour des astres. Les flammes, qui forment le soleil, sont extrêmement pures & vives ; celles des autres astres, plus éloignés de la terre, ont moins de pureté & de chaleur. La lune, comme plus voisine de la terre, ne passe pas par des espaces purs, au lieu que le soleil