Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/280

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XENOPHANE.


XEnophane, fils de Dexius, ou d’Orthomene au rapport d’Apollodore, nâquit à Colophon. Timon parle de lui avec éloge.

Xenophane moins vain, & le fleau d’Homere par ſes critiques. Chaſſé de ſa patrie, il ſe réfugia à Zancle en Sicile, & de là à Catane. Selon les uns, il n’eut point de Maître ; ſelon les autres, il fut diſciple de Boton d’Athenes, ou d’Archelaus ſelon quelques-uns. Sotion le croit contemporain d’Anaximandre.

Il compoſa des poéſies élégiaques & des vers Iambes contre Heſiode & Homere, qu’il critique ſur les choſes qu’ils ont dites des Dieux. Il déclamoit lui-même ſes vers. Au reſte il mourut fort âgé ; temoignage qu’il rend lui-même dans ces vers :

Il y a déjà ſoixante-ſept ans que la Grece vante mes lumieres, & dès avant ce tems-là j’en comptois vingt-cinq depuis ma naiſſance, ſi tant eſt que je puiſſe ſupputer mon âge avec certitude.

Il ſuppoſoit quatre élemens, dont toutes choſes ſont compoſées, & admettoit des mondes infinie, qu’il diſoit n’être ſujets à aucun chagement.