Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/369

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Ils diſtinguent auſſi les questions en celles qui regardent les choſes mêmes, & en d'autres qui concernent leurs noms. Voilà ce qu'il falloit dire ſur la maniere dont ces Philoſophes partagent la Philoſophie & ſur ce qu'ils enviſagent comme caractere de vérité.

Revenons à préſent à la lettre dont nous avons fait mention.

Epicure à Hérodote. Joye.

Comme il y a des gens, ſavant Hérodote, qui ne peuvent abſolument ſe réſoudre à examiner toutes les queſtions que nous avons traitées ſur la Nature, ni à donner leur attention aux grands ouvrages que nous avons publiés ſur ce ſujet, j'ai réduit toute la matiere en un Abrégé, afin que, pour autant qu'il ma paru ſuffire à aider leur mémoire, il leur ſerve de moyen à ſe rappeller facilement mes opinions en général, & que par ce ſecours ils retiennent en tout tems ce qu'il y a de plus eſſentiel, ſelon le dégré auquels ils auront porté l'étude de la Nature. Ceux même, qui ont fait quelques progrès dans la contemplation de l'Univers, doivent avoir préſente à l'esprit toute cette matiere, qui conſiſte dans ſes premiers élemens, puisque nous avons plus ſouvent beſoin d'idées générales que d'idiées particulieres. Nous nous attacherons donc à cette matiere