Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/37

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homme-là, c.-à-d. que tu t’en serves de manière à le satisfaire.
Agoïen, enne, n. m. et f.
Acadien. Ex. Ce doit être un Agoïen de Madawaska, il parle pas comme tout le monde.
Agoniser, v. a.
Accabler d’injures, agonir. Ex. C’est une mauvaise langue, il m’a agonisé de bêtises.
Agoucer, v. a.
Exciter, irriter. Ex. N’agouce pas le chien, il est malin. Agoucer paraît être une corruption d’agacer.
Agrafe, n. f.
Fermoir d’un livre, d’un porte-monnaie.
Agrafer, v. c.
— Saisir au passage et retenir. Ex. Cet importun m’a agrafé, c.-à-d., il m’a retenu en s’accrochant à mon bras.
— Orthographier. Ex. Un homme qui agrafe mal.
Agrains, n. m. pl.
Criblures, résidu de ce qui est passé au crible.
Agrayer, v. a.
Gréer, garnir un bâtiment, un mât, de voiles, poulies, cordages.
Agréient, n. m.
Ingrédient, ce qui entre dans la composition d’un médicament, d’une boisson.
Agrément, n. m.
Plaisir, joie. Ex. Nous avons eu beaucoup de plaisir, sans compter l’agrément. Vaugelas avait condamné ce mot qui, de son temps, s’écrivait agreement.
Agrès, n. m.
Engins de pêche.
— Outils.
— Personne désagréable.
— Attelage d’un cheval.
Agréyer, v. a.
V. Agrayer.
Agréyer (s’), v. pron.
S’habiller en vue d’une promenade.
Agréyer (se faire), loc.
Se faire donner des coups violents.
Agréiable, adj.
Agréable.