Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/42

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Aller le train de la blanche, très doucement.
Aller piamme-piamme, aller petit train.
Aller au contraire, contester, contredire.
Y aller, commencer. Ex. Allons-y, mon cher, l’ouvrage commande.
Aller de trian, de biais.
Aller (à), loc.
Où aller. Ex. J’ai encore deux places à aller.
Aller (s’en), v. pr.
— Arriver. Ex. Il s’en va midi.
— Être à l’article de la mort. Ex. Je t’assure que notre malade s’en va.
Aller (se faire), loc.
Expédier vite une affaire, un ouvrage quelconque. Ex. Si tu veux réussir, tu as besoin de te faire aller. Expression populaire employée, en France, pour signifier berner.
Aller d’venir, loc.
— En sens opposé. Ex. Mon mal part du cou et vient finir dans le bas du dos, frotte-moi avec du liniment aller d’venir.
— Course rapide. Ex. J’arrive du marché, je n’ai fait qu’aller d’venir.
* Alley, (m. a.)
Bille en verre de couleur, boulet.
* All fours, al fôrze (m. a.)
Impériale. (T. de jeu de cartes.)
Allonge, n. f.
Annexe, prolongement apporté à une maison. Ex. Ma maison fait face à la rue Hébert, mais j’ai fait construire une allonge sur la rue Laval.
Allonger (s’), v. pron.
— Payer. Ex. Il a bien fallu qu’il s’allongeât de cinquante piastres.
— Se coucher, s’étendre de tout son long. Ex. N’ayant pas de lit pour m’y coucher, je me suis allongé par terre.
Allouance, n. f.
— Concession. Ex. Tu me feras bien une petite allouance de cinq par cent.
— Réserve, espace de terrain réservé pour les chemins.