Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/55

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* Approprier, v. a.
Affecter à un certain usage. (Angl.)
Appui de chaise, n. m.
Tringle en bois fixée au mur pour le protéger contre le frottement des chaises.
Apré ! int.
Juron sans conséquence.
Après, prép.
— Poursuivre. Ex. Il est toujours après moi.
— À. Ex. On est après travailler.
— Le long de. Ex. Montons après le mur.
— Sur. Ex. Vous avez de la peinture après votre habit. Accotons-nous après la clôture.
— Par derrière. Ex. Ferme la porte après toi.
— Présence. Ex. Attends après moi.
— Occupation. Ex. Il est après manger.
Bossuet et Racine ont écrit : Je suis après à conclure. Pendant qu’on était après à me saigner.
Après vient-il de pressus, serré contre, ou du sanscrit parâ, en arrière, et param, ensuite ?
Après (d’), loc.
Selon. Ex. D’après moi, il fera beau demain.
Après (en), loc.
Ensuite. Ex. Ceux-là viendront bien en après.
Après (par), loc.
Ensuite, après. Expression française, mais bien vieillie.
Apse, n. m.
Asthme. Ex. Je souffre de l’apse depuis deux ans.
À pu près, loc. adv.
À peu près, environ.
À quat’pattissement, n. m.
Le fait d’être à quatre pattes devant les pouvoirs publics, a fait naître ce barbarisme qui n’a pas d’égal dans la langue, à l’exception peut-être du mot struggleforlifer dont les Canadiens-Français ne sont pas responsables.
Aquer, v. a.
Amorcer un hameçon.
Aquette, n. m.
— Hoquet.
— Acquet.
Aragan, n. m.
V. Ouragan.