Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/64

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Assommant, adj.


Accablant. Ex. Cet orateur donne des raisons assommantes.


Assommer, v. a.


Abattre l’esprit. Ex. La perte de sa fortune l’a assommé.


Assouer, v. a.


Actionner, intenter un procès. Expression acadienne.


Assumer, v. a. — Prendre charge. Ex. Il a assumé ma dette.


Astérique, n. m.


Astérisque, signe typographique en forme d’étoile* pour indiquer un renvoi, une lacune, etc.


Astheure, loc. adv.


A cette heure, maintenant, à l’heure présente. La Rochefoucauld, l’homme aux maximes, a écrit : Pour ne vous pas mentir, je me suis fort tourmenté qu’il serait bon d’être assuré asteure de ces affaires que d’attendre davantage (Lettres, 24.) La Boétie écrivait astheure. Montaigne a écrit asture.


Astination, n. f. — Obstination.


Astiner, v. n. — Obstiner. J'astine pas.


Astiner (s’) v. pr. S’opiniâtrer à vouloir faire une chose.


Atoca, n. m. — Cauneberge à gros fruits.


Atosset, n. m.


Nom sauvage d’un poisson que l’on trouve dans les eaux du lac Saint-Jean.


Atout, n. m.


Agréments, qualités extérieures, attraits. Ex. Voilà une femme qui a beaucoup d’atout. En Normandie, le mot adous signifie ornements, parures.


A tout de reste, loc. adv.


Quand même, de toutes ses forces. Ex. Il veut cela à tout de reste.


A toute, loc, adv. — Aussi bien que possible.


A toute éreinte, loc. adv.


De toutes ses forces. Ex. Travailler à toute éreinte.


Attache, n. f.


— Attachement, affection. Boileau et Racine se sont servi de ce mot pour exprimer la même idée.