Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/76

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Baise-Ia-piastre, n. m.

Avare, mesquin. Ex. C’est un dur baise-la-piastre, il peut tondre sur un œuf.

Baiser, v. n.

— Duper, attraper. Ex. Il s’est fait baiser dans son affaire.

— Baiser les portes, sortir, être chassé de la classe, du collège.

Baissant, n. m.

Reflux, jusant. Ex. Nous irons nous baigner au commencement du baissant,

Baissière, n. f.

Enfoncement dans une terre labourée ; l’eau des pluies y est retenue.

Bal, n. m. — Faire le bal, faire beaucoup de tapage.

Bal à gueule, n. m.

Réunion où l’on danse sans musique, au son de la voix, seulement.

Bal à l’huile, n. m.

Réunion où il ne se fait d’autre dépense que l’huile qui sert à éclairer la salle.

Balader (se), v. p.

Marcher en affectant un certain air d’importance. Ex. Voici madame la Pompadour qui passe, se balade-t-elle un peu ?

Baladeuse, n. f.

Femme ou fille qui se balade à travers les rues.

Balai (petit), n. m.

Vergette. Les Montagnais de Tadoussac appelaient le Père jésuite La Brosse la Grande Vergette : le Père avait dû les inspirer lui-même à propos de cette appellation.

Balan, n. m.

— Hésiter, être en suspens. Ex. Je suis en balan si j’irai passer l’été à la campagne.

— Manque de solidité.

— Balancement. Ex. Le balan de la branche l’a fait tomber de l’arbre.

Balancille, n. f. — Balançoire.

Balanciller, v. n. — Se balancer.