Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/77

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Balancine, n. f.

— Balançoire, siège suspendu entre deux cordes et sur lequel on se balance.

— Bascule, longue pièce de bois mise en équilibre sur un point d’appui, et sur laquelle se balancent deux personnes placées aux deux bouts.

Balanciner, v. n. — Se balancer.

Balanner (se), v. pron.

Aller et venir pour se faire voir.

Balcon, n. m.

Berceau entouré de verdure. Espèce de tonnelle.

Balestron, n. m.

Perche qui sert à tendre la voile dans une embarcation.

Balet, balette, n. m.

— Branche de cèdre ou d’épinette dont on fait les balais.

— Aller au balette, aller couper des branches dans les bois pour en fabriquer des balais. Figurément, aller au diable. Ex. Va-t-en au balette, au plus vite.

— Fou comme balette, stupide.

— Cheveux taillés en balet, coupés en carré et un peu long sur la nuque.

Balier, v. a.

Balayer. Ex. Marie, balie la place, c’est-à-dire le parquet. Le Dict. de Trévoux dit : « II ne faut point se servir de ce mot. » Cependant il a toujours été employé, et il l’est encore à Amiens ainsi qu’au Canada.

Balieux, euse, n. et adj. — Balayeur, balayeuse.

Balise, n. f.

— Petit arbre tiré des forêts.

— Erables, sapins, épinettes qui servent à orner les chemins ou les rues à l’occasion de fêtes publiques.

— Petits arbres plantés dans la neige pour guider les voyageurs.

Baliser, v. a.

— Poser des balises le long des chemins et des rues pour une fête nationale, ou pour l’arrivée d’un évêque en tournée pastorale.