Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/80

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le charbon, les détritus de la rue et des caves. Diminutif de banne.

— Sellette carrée des harnais de travail.

Banque, n. f.

— Crête d’un fossé, d’un canal. Ne vient pas de l’anglais bank, quoique les deux mots comportent la même signification.

— Tire-lire des enfants.

Banqueroute, n. f.

— B. honnête, qui ne nuit pas à la réputation du failli.

— B, frauduleuse, punie par la loi.

Le mot banqueroute signifie faillite et, en France, ne comporte pas de divisions.

  • Banqueter, v. a.

Donner un banquet. Ex. Nous allons banqueter notre nouveau maire. (Angl.) Banqueter signifie prendre part à un banquet.

Banqueteur, n. m.

Celui qui aime à fréquenter les banquets. Ce mot était admis jadis.

Baptême, n. m.

— Voiture qui transporte à l’église ou qui en ramène le parrain, la marraine et l’enfant. Ex. As-tu vu passer le beau baptême ?

— Juron fréquent. Ex. Baptême, que tu m’embêtes !

Baptêmer, v. n.

— Baptiser.

— Blasphémer.

Baptêmeux, n. m. — Qui blasphème à tout propos.

Baptiser, v. a.

— Donner des sobriquets.

— Jeter de l’eau à la figure.

— Couper le lait avec de l’eau.

Baptiste, n. m.

Nom donné à tout Canadien-Français. Ex. Paie, Baptiste !

Baquer, v. a. et n.

— Reculer, céder, lâcher. Ex. Nous allons nous entendre