Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/81

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pour tâcher d’arriver au pouvoir, mais ne baque pas.

— Aider. Ex. Je vais te baquer, si tu veux me prendre avec toi pour mener cette affaire à bonne fin.

Baquer n’est pas un anglicisme, comme on l’a écrit. On l’emploie encore dans l’arrondissement de Valognes (France) comme ici pour signifier plier, céder. Backer était français autrefois et signifiait reculer, céder. On a écrit que ce mot vient de l’islandais bagaz qui veut dire être empêché, être changé de position.

Baqueur, n. m.

— Celui qui aide quelqu’un dans une opération financière ou autre.

— Celui qui recule devant les difficultés.

  • Bar, n. f. (m. a.)

— Comptoir de restaurant, de buvette. Ex. Tu me rejoindras à la bar du Frontenac.

— Bar, n. m. En France, le mot bar est masculin et s’emploie dans le même sens qu’ici,

Baranguer, v. n.

Parler à tort et à travers. Expression très usitée autrefois dans la région de Montréal.

Barattée, n. f.

Contenu d’une baratte, avant ou après la confection du beurre. Ex. J’ai à faire une grosse barattée de beurre.

En France, une barattée désigne le liquide qui reste au fond de la baratte quand le beurre en a été extrait.

Barauder, v. a. et n.

— Aller et venir en tous sens. Ex. Les chemins sont glissants, la voiture baraude beaucoup.

— Fureter un peu partout, sans s’arrêter nulle part. Ex. Qu’est-ce que tu baraudes dans le grenier ?

— Remuer un objet massif sur son centre ou de côté, pour le changer de place.

— Flâner, se promener sans but arrêté. Ex. J’ai baraudé dans les rues toute l’après-midi.

Barauder (se), v. pr.

— Se promener sans but arrêté.