Page:Doin - Trois pièces comiques propres à être jouées dans les collèges, maisons d'éducation, 1871.djvu/12

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fou, prends ton temps, choisis l’heure et agis et reçois mes compliments de mourant avec lesquels je t’embrasse en me disant ton oncle du côté maternel.

« Hénophon, Pamphile, Jérôme Cornouillac

« Par la même occasion je t’envoie ma bénédiction onclaternelle.


Lagouèpe

Ah ! quel bon oncle ! quel bon oncle ! Mais dis donc, Camerluche, un trésor, as-tu compris ? un trésor !


Camerluche

Oui ! et vlà la grille, vlà l’marchand d’vin c’était p’t’être pas Mr Mélange dans c’temps là, mais vlà ben les indications d’la lettre ; et tiens, regarde la maison, vois la fenêtre, c’est là, c’est là.


Lagouèpe

Oui oui, c’est là. Vive la joie !… Mais dis donc, sa lettre nous parle de prudence ?


Camerluche

Eh ben, pardi, c’est pas difficile à comprendre, c’est d’attendre le moment ousque personne — n’pourra pas nous voir, afin qu’on n’vienne pas nous chercher noise.


Lagouèpe

C’est vrai, t’as raison, Camerluche, mais en attendant… hein ?… comprends-tu ? Si on pouvait faire une petite noce ?


Camerluche

Tiens, tu m’y fais penser, avec la lettre, tout peut s’faire, appellons l’papa Mélange, parlons y comme y faut ; j’crois qu’nous réussirons.


Lagouèpe

C’est ça ! c’est ça (il vont tous deux à la porte de l’auberge) Mr. Mélange ! Hé ! Mr. Mélange !