Page:Dolomieu - Mémoire sur les tremblemens de terre de la Calabre.djvu/67

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fond de la voute & enſuite, par réflexion, contre la partie ſuperieure, d’ou elle ſera renvoyée & refléchie de tous cotés, de maniere a produire les mouvemens les plus compliqués & les plus ſinguliers. Les parties les plus minces de la cornue ſeront celles qui frémiront le plus aiſément ſous le choc des vapeurs & qui cederont le plus ſacilement a leurs eſſorts. Mais cette eau raréſiée par le ſeu doit ſe condenſer par le froid, qui régne dans ces ſouterrains, & l’action de ſon élaſticité accidentelle ceſſe auſſi promptement, que le premier effort a été inſtantané & violent. L’ébranlement des ſurfaces exterieures finit ſubitement, ſans qu’on ſache ce qu’eſt devenue la ſorce qui a ſait tant de fracas. Elle ne ſe ranime que lorſque le ſeu a pris de nouveau aſſez d’activité pour produire ſubitement d’autres vapeurs, & le même effet ſe renouvelle auſſi longtems & auſſi ſouvent que l’eau tombe ſur le foyer embraſé .

Mais ſi la premiere cavité n’eſt diviſée d’une cavité de même eſpece, que par un mur ou un retranchement aſſez mince, & que cette ſéparation ſe rompe par l’eſſort, des vapeurs élaſtiques qui ſrappent contre elle, alors l’ancienne cavité ne ſervira plus que de canal de communication, & toutes les forces agiront contre le fond & les parois de la ſeconde. Le foyer de ſecouſſes paroitra avoir changé de place, & l’ébranlement ſera foible dans l’eſpace qui aura été agité le plus violemment par les premiers tremblemens de terre.

Raprochons ces phénoménes neceſſaires, dans la ſupoſition d’une ou pluſieurs cavités placées ſous
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