Page:Doyle - La nouvelle chronique de Sherlock Holmes, trad Labat, 1929.djvu/215

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
215
DE SHERLOCK HOLMES

— Maintenant, je suis à vous, Watson. Avez-vous de la monnaie dans votre poche ?

— Oui.

— Des pièces d’argent ?

— Quelques-unes.

— Combien de demi-couronnes ?

— Cinq.

— Ah ! trop peu, trop peu. Comme c’est fâcheux, Watson ! Cependant, si peu que ce soit, mettez vos cinq demi-couronnes dans la poche de la montre, et le reste de la monnaie dans la poche du pantalon ; vous aurez ainsi plus d’équilibre.

Cela touchait à la folie furieuse. Il haussa les épaules, et de nouveau sa gorge fit entendre un de ces bruits qui tenaient de la toux et du hoquet.

— À présent, veuillez allumer le gaz, Watson ; mais prenez bien garde que pas un instant le bec ne soit ouvert plus qu’à moitié. Je vous supplie, Watson, d’y bien prendre garde. Merci, c’est parfait. Non, ne retirez pas l’abat-jour, inutile. Maintenant, ayez la bonté de placer quelques lettres et quelques journaux sur cette table, à ma portée. Merci. Et puis aussi, quelques objets de la cheminée. Parfait, Watson. Il y a là une pince à sucre : veuillez vous en servir pour prendre cette petite boîte d’ivoire et la mettre au milieu des journaux. Bon ! Vous pouvez, maintenant, aller me chercher M. Culverton Smith, 13, Lower Burke Street.

À dire vrai, mon désir d’aller chercher un médecin avait quelque peu diminué, car, visiblement, le pauvre Holmes était en délire, et je trouvais dangereux de le laisser seul. Cependant il insista pour voir M. Culverton Smith, avec la même obstination qu’il avait mise jusque-là à refuser de voir personne.

— C’est la première fois que j’entends ce nom, dis-je.