Page:Drumont - La France juive, tome second, 3eme édition, 1886.djvu/514

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au baron il a des bois magnifiques… Ce bon ami je me reprocherai toute ma vie de l’avoir fait attendre pour un laisser courre. »

Les invités ont dû être heureux. Il y a eu certainement double fanfare, une pour la chasse au cerf, une pour la chasse à l’homme. Nos élégantes sportwomen, nos jolies chrétiennes du faubourg en souriant d’un œil énamouré aux grâces un peu lourdes et aux plaisanteries fortement épicées du beau Maurice Ephrussi, le fils du marchand de pommes d’Odessa, n’ont guère songé, j’en suis sur, à la vieille soutane qui pendait là-bas dans un presbytère de village et qui ballottait sur les membres raidis d’un prêtre de Jésus-Christ.

On ne peut imaginer l’impudence des calomnieuses inventions que les Juifs entassent sur tout ce qui touche à l’Eglise.

Qui ne connaît Mgr Howard, une des plus Imposantes figures de l’épiscopat catholique anglais ?

Voici ce qu’ont imaginé sur lui les Archives Israélites, journal officiel du Judaïsme français, d’ordinaire plus circonspect que la Lanterne, moins bruyant dans sa haine.

D’après elles M. Howard serait un Juif de Prague.

Mgr Howard, affirment-elles, n’est point né dans l’Eglise catholique ; ce n’est point l’eau bénite répandue sur son front qui a assuré l’immortalité a son ame, mais ce sont les eaux de la mer Rouge par laquelle ses ancêtres ont passé, c’est le couteau de Mohel (péritomiste). Cette opération fut accomplie, il y a une quarantaine d’années, sur le corps du futur Monsignor, dans la ville de Prague, et lorsque le père adressa, durant la cérémonie de la circoncision, les prières en usage, il ne se doutait guère de la future grandeur de son fils ! Ajoutons, pour être sincère, que le vieil Austerlitz — tel est le vrai nom de l’archevêque de Saint--