Page:Drumont - Les Juifs contre la France.djvu/97

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Le troisième, Steeg, qui à sa qualité de pasteur joignait celle de fils de Prussien, fut tour à tour directeur du Musée pédagogique et de l’école de Fontenay, qui est l’une des plus importantes écoles normales de filles.

Si vous désirez maintenant connaître la men de ces trois réformateurs de notre enseignement, au point de vue patriotique, philosophique et religieux, je puis vous mettre sous les yeux quelques-unes des maximes qui leur ont valu une légitime notoriété.

Voici d’abord un spécimen des conseils que Buisson donnait aux mères de famille :

« Quand on ne verra plus des milliers de badauds assister aux revues militaires quand, au lieu de l’admiration du titre et de l’épaulette, vous aurez habitué l’enfant à dire : « Un uniforme est une livrée et toute livrée est ignominieuse, celle du prêtre et celle du soldat, celle du magistrat et celle du laquais, alors vous aurez fait faire un pas à l’opinion. »

L’onctueux Pécaut, qui mourut de douleur parce qu’on ne réhabilitait pas Dreyfus assez vite et qui versa ses dernières larmes le jour de l’arrestation du « Divin Piquart », se félicitait d’avoir été plus roublard que Calvin et d’avoir enfin à peu près réalisé l’œuvre ébauchée par les vieux Huguenots » Il écrivait en 1879 :

« L’œuvre de sécularisation morale que les socié-