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CHAPITRE XXVII

LES JEUNES-AVEUGLES

enseignement exceptionnel

i. — valentin haüy.

Les deux frères. — Concert d'aveugles. — Le relief. — Quinze-Vingts. — Les crieurs des aveugles. — Privilèges. — Enchères. — Le premier élève de Valentin Haüy. — François Lesueur. — Saunderson. — Mademoiselle Paradis. — Weissenbourg de Manheim. — Détermination du caractère saillant. — Écriture. — Lesueur devant l’Académie des sciences. — Rapport officiel. — Rue Coquillière. — Séances publiques. — Les aveugles travailleurs à Versailles. — Rue Notre-Dame-des-Victoires. — L’absurde. — La Révolution. — Les jeunes aveugles jetés aux Quinze-Vingts. — C’est détruire l’institution. — Théophilanthrope. — Muséum des aveugles. — Valentin Haüy quitte la France. — Entrevue de Mittau. — Prophétie. — Retour. — Abandon. — Mort. — Les jeunes aveugles au séminaire Saint-Firmin. — Installation déplorable. — Loi du 14 mai 1838. — Maison construite exprès pour les jeunes aveugles.


Un pauvre tisserand de Saint-Just-en-Chaussée, petite bourgade de Picardie, fut le père de deux hommes dont la France peut s’enorgueillir : l’un, René Haüy, découvrit la loi constitutive de la formation des cristaux naturels ; l’autre, Valentin, inventa la méthode d’enseignement qui devait rendre en partie aux aveugles le rang dont leur infirmité les avait exclus. Celui-ci était une