Page:Du Camp - Paris, tome 5.djvu/365

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mentation qu’il en reçoit et donnera un exemple qui mérite d’être compris.

Si notre pays savait le parti que l’on peut tirer de l’Eucalyptus globulus pour dessécher les marais du Midi, et s’il ne perdait pas par insouciance et routine les richesses fécondantes de ses eaux d’égout, il quintuplerait facilement sa production et augmenterait son bien-être d’autant. Il est à désirer que l’expérience si victorieusement entreprise aux Grésillons soit énergiquement poursuivie, qu’elle transforme rapidement tout ce désert, et qu’elle fournisse ainsi une preuve de ce que peut la science animée par l’amour du bien public.

Appendice.Les travaux pour la dérivation des eaux d’égout dans la plaine de Gennevilliers se poursuivent activement ; les nouvelles machines installées à Clichy, sur le bord de la Seine, ont fonctionné pour la première fois au mois de juillet 1873 ; le service journalier répand maintenant 40 000 mètres cubes d’eau impure qui féconde les sables de la presqu’île ; lorsque les machines fonctionneront jour et nuit sans intermittence, la montée sera de 80 000 mètres cubes, correspondant aux résidus liquides d’une ville de 300 000 âmes ; c’est donc environ le sixième du cube total des collecteurs ; c’est beaucoup, mais ce n’est point assez, et il faut espérer que, malgré des réclamations trop intéressées pour être sincères, la Seine sera bientôt complètement débarrassée des détritus que Paris y verse encore en abondance à Asnières.


fin du cinquième volume.