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PIÈCES JUSTIFICATIVES


NUMÉRO 1


Arrêt de la cour de Parlement
qui condamne marie launay, fille cuisinière, à être pendue et étranglée, jusqu’à ce que mort s’ensuive, par l’exécuteur de la haute justice, à une potence qui, pour cet effet, sera plantée dans la place de grève, pour vol domestique d’une montre d’or et de couverts d’argent, dont elle a été trouvée saisie au moment où elle se disposait a les mettre en gage au mont-de-piété.


EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT.

Du quatre juillet mil sept cent quatre-vingt.

Vu par la cour, le procès criminel fait par le prévôt de Paris, ou son lieutenant criminel au Châtelet, à la requête du substitut du procureur général du Roi audit siège, demandeur et accusateur, contre Marie Launay, fille cuisinière, défenderesse et accusée, prisonnière ès prison de la Conciergerie du Palais, à Paris, et appelante de la sentence rendue sur ledit procès le 23 mai 1780, par laquelle ladite Marie Launay a été déclarée dûment atteinte et convaincue du vol domestique de la montre d’or et des couverts d’argent dont elle a été trouvée saisie au moment où elle se disposait à les mettre en gage au Mont-de-Piété, ainsi qu’il est mentionné au procès : pour réparation de quoi, ladite Marie Launay a été condamnée à être pendue et étranglée jusqu’àce que mort s’ensuive,