Page:Du Camp - Paris, tome 5.djvu/94

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qui enseigne la vie future et promet des compensations à cette vie terrestre.

ii. — secondaire.

Crise. — Le vers latin et la question ministérielle. — Pesanteur de la tradition. — Reconstitution de l’Université. — Les pères jésuites. — Méthode superficielle. — Enseignement mécanique. — La mémoire substituée au raisonnement. — Savantasses. — Absurdité des méthodes. — Le que retranché. — Conséquences du système. — Nul ne travaille. — L’évangile de l’enfance. — Substituer les conférences aux classes. — Le concours général. — Origine. — Prix en 1793. — Rivalité des chefs de colléges et d’institutions. — Les plus forts. — Question vitale pour les maîtres de pension. — Les racoleurs. — 1 200 francs de rente. — Résultats du concours général. — Tentative Fortoul. — La bifurcation. — On est résolu à supprimer l'Université. — M. Fortoul la sauve. — « Changer ou mourir. » — Les recteurs. — Circulaire du 13 novembre 1854. — M. Jules Simon. — Circulaire du 27 septembre 1872. — Haro. — Conséquences forcées. — Encore le vers latin. — La circulaire est trop réservée. — Elle désigne le but et n'ose y toucher. — Le discours latin. — Nulle concordance entre les idées et les vocables. — Métaphores. — Vice matériel. — Agglomération périlleuse. — Le collège Louis-le-Grand. — 29 professeurs, 1 179 élèves. — Le baccalauréat ès lettres. — Matières d'examen. — Le doyen des lettres françaises. — Ignorance. — Il faut excuser. — Indulgence. — Le phénicoptère est un poisson. — Langues vivantes. — Deux baccalauréats. — Pas de cours d'arabe à Saint-Cyr. — Résultats généraux de l’enseignement secondaire. — Les goûts des classes éclairées. — Les petits-crevés. — Orphée aux enfers. — Homère aux Quinze-Vingts.


L’enseignement secondaire ressemble en ce moment à certains malades : il subit une crise ; il en sortira vivifié ou mort. Si l’enseignement primaire est destiné à développer l’enfant, le but de l’enseignement secondaire est de former l’homme ; on peut reconnaître, sans être pessimiste, qu’il remplit fort mal sa tâche depuis longtemps déjà. Plus que toute autre chose, jusqu’à présent du moins, il est une arme entre les mains des partis ; le Gradus ad Parnassum a été tout à coup élevé à la hauteur d’une institution et la question des vers latins est devenue une question ministérielle ; on aurait pu en sourire si, en présence de l’Europe qui regarde sour-