Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/218

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y lit quelquefois deux ou trois sortes de marchandises qui s’y trouvent, et enfin au bas on voit son nom avec ces mots Pou hou, c’est-à-dire, il ne vous trompera point. Ce double rang d’espèces de pilastres placés à égale distance, forme une colonnade, dont la perspective est assez agréable.

C’est en cela seul que consiste toute la beauté des villes chinoises. J’ai cru devoir en donner d’abord cette idée générale, afin de n’être pas obligé de répéter sans cesse la même chose, en parlant des principales villes de chaque province, et de tomber dans des redites inutiles et ennuyeuses. C’est pourquoi je ne m’attacherai qu’à ce qu’elles ont de particulier, et à ce qui les distingue par rapport à leur situation, à leur commerce, et à la fertilité du terroir. Je m’étendrai davantage sur celles qui ont le plus de réputation, et qui sont d’un plus grand abord, et ce que je dirai des autres, suffira pour en donner les connaissances nécessaires. J’ajouterai le plan de plusieurs de ces villes, surtout de celles qui frappent le plus par leur singularité.