Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/28

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Quoi qu’il en soit des différentes opinions de ces critiques, la chronologie de l’histoire chinoise ne se conduit pas moins sûrement depuis Yao jusqu’au temps présent en ce qui regarde la suite des Empereurs, et les faits les plus importants de leurs règnes. C’est ce qui se développera encore mieux, lorsqu’on entendra parler dans la suite de cet ouvrage les Empereurs, et tout ce qu’il y a eu de plus illustres Chinois dans chaque dynastie, dont les discours auparavant dispersés, ont été ramassés et recueillis par le feu Empereur Cang hi.

Après ces notions générales que je donne de la Chine, j’entre dans un plus long détail de tout ce qui concerne cette nation, de son caractère, de ses mœurs, de ses usages, de son gouvernement, de ses progrès dans les sciences, de sa religion, de sa morale, etc. et je traite toutes ces matières en autant d’articles séparés, auxquels je crois avoir donné la juste étendue que chaque sujet demande.

Je parle d’abord de l’antiquité et de l’étendue de cette monarchie, de l’autorité de l’Empereur, de ses dépenses, de ses revenus, de ses équipages, de la magnificence de son palais, et de son cortège lorsqu’il sort ; de la forme de son gouvernement, soit civil, soit militaire ; des fonctions propres des mandarin, de leur pouvoir, et des honneurs qu’on leur rend ; des forces de l’Empire, des forteresses, des gens de guerre, de leurs armes, et de leur artillerie ; de la police qui s’observe, soit dans les villes, pour y maintenir le bon ordre, soit dans les grands chemins pour la sûreté et la commodité des voyageurs.

J’expose ensuite le génie et le caractère de ces Peuples, leur air, leur physionomie, leurs modes, leurs