Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/437

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s’enfuit dans sa capitale, et étant entré dans son appartement, il y mit le feu, pour ne pas tomber entre les mains d’un sujet rebelle. Cela arriva l’année seizième du cycle.

Le soin qu’on prit d’éteindre les flammes, ne put empêcher que la moitié du palais ne fût réduite en cendres. Vou vang y entra en vainqueur : le premier objet qui se présenta à ses yeux, fut l’impératrice Ta kia qu’il tua d’un coup d’épée. Les princes tributaires et les Grands de l’empire l’élurent d’une commune voix pour empereur, et il devint le fondateur de la troisième dynastie, nommée Tcheou[1].


TROISIÈME DYNASTIE


NOMMÉE TCHEOU.


Qui compte trente-cinq empereurs dans l’espace de huit cent soixante-treize ans.


VOU VANG. Premier empereur.
A régné sept ans.


Ce nouvel empereur fixa le siège de l’empire dans la capitale de la province de Chen si, qui se nomme à présent Si ngan. Il commença son règne par offrir des sacrifices au seigneur du Ciel, selon l’usage, et par rétablir les lois et les coutumes, que son prédécesseur avait en quelque sorte abolies.

1° Il s’informa avec soin de toutes les injustices qui avaient été faites sous le règne précédent, et il s’appliqua à les réparer.

2° Il rendit la liberté à plusieurs gens de mérite, qui avaient été jetés dans les prisons.

3° Il fit venir à sa cour Ki tsou, cet oncle du tyran, qui pour sauver sa vie, avait été obligé de faire le personnage d’insensé, et il eut avec lui de fréquents entretiens sur l’astronomie, sur la politique, et sur la science du gouvernement. Ses instructions se lisent dans le Livre intitulé Chu king dont nous parlerons assez au long : il récompensa ensuite ce savant homme, en lui donnant, et à sa postérité, le royaume de Corée en titre de souveraineté presque indépendante, car il n’imposa à ces princes d’autre obligation,

  1. Le nom de cette dynastie se prononce différemment du même nom, dont s’appelait le dernier empereur.