Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/45

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siège du Général et du Commandant de tout le pays.

C’est en revenant de Tsitcikar qui est au quarante-septième degré, vingt-quatre minutes, trente secondes, qu’on a eu occasion de mesurer plusieurs degrés de suite du Nord au Sud ; car ce ne sont que plaines à perte de vue, sans maisons, sans arbres, et même sans rivières bien considérables. Les Mongous de ce pays ne boivent ordinairement que de l’eau des puits qu’ils ont creusés en différents quartiers, où ils transportent leurs tentes et leurs troupeaux, suivant la saison, et l’abondance ou la disette des pâturages.

Cette carte fut achevée le 14 décembre. Quoiqu’elle fut assez vuide, elle ne laissa pas de plaire à l’Empereur, qui y voyait les nouveaux établissements qu’il avait faits, et qu’il jugeait si nécessaires à la tranquillité publique.

L’année suivante 1711 les géographes furent partagés en deux bandes, afin d’avancer l’ouvrage. Le père Régis et le père Cardoso, Portugais, nouvellement arrivé, entreprirent la carte de la province de Chan tong contigue à celle de Pe tche li. Le père Jartoux, et le père Fridelli, auxquels on joignit le père Bonjour, Augustin, déjà connu en Europe par son érudition, et qui n’était arrivé que depuis trois mois à la Chine, allèrent ensemble au-delà de la grande Muraille jusqu’à Hami, ville capitale d’un pays de même nom, et ils mesurèrent presque toutes les terres des Tartares nommés Kalka ta se. Ils revinrent ensuite par le grand chemin des provinces de Chen si et de Chan si, étant rentrés dans la Chine par la porte de la grande muraille nommée Hai yu koen du fort qui la défend, et qui n’est éloigné