Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/455

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LING VANG. Vingt-troisième empereur.
A régné vingt-sept ans.


L’histoire chinoise rapporte que ce prince vint au monde avec des cheveux et de la barbe. On le loue principalement de sa sagesse et de sa prudence : car au milieu des guerres continuelles que les princes tributaires se firent les uns aux autres, il eut le secret de maintenir également, et son autorité, et la tranquillité de son État.

La quarante-septième année de ce cycle fut célèbre par la naissance de Confucius, dont nous avons à parler si souvent, et que les Chinois regardent comme le plus grand docteur de leur nation. Il naquit dans la province de Chan tong le quatrième jour du onzième mois. Il n’avait que trois ans quand il perdit son père nommé Cho leang ho, qui était premier ministre dans la principauté de Tsou.

La mort du roi de Ou, donna lieu à une contestation entre ses deux fils, qui n’a guère d’exemple : l’aîné, à qui la couronne appartenait, voulant la remettre à son cadet, qui refusait de l’accepter, lui fit une espèce de violence : il le plaça sur le trône, il le revêtit des ornements royaux, et le salua comme son souverain.

Celui-ci abandonna secrètement le palais, et alla se cacher dans un désert. Ainsi l’aîné fut obligé, et par la retraite de son frère, et par les prières de ses sujets, de porter une couronne, pour laquelle il avait marqué un si généreux mépris.

L’empereur mourut la cinquante-troisième année du cycle, et eut pour successeur son fils nommé King vang.


KING VANG II. Vingt-quatrième empereur.
A régné vingt-cinq ans.


On blâme cet empereur de négligence dans le gouvernement, et de peu d’attention aux affaires courantes de son État : c’est pourquoi dans le dessein qu’eut le roi de Ou de se soumettre à l’empire, et d’en observer les lois, il n’envoya point ses ambassadeurs à la cour impériale, mais à celle du roi de Lou, qui était de la famille des Tcheou, et qui gouvernait ses sujets selon les sages lois établies par les empereurs de cette dynastie.

Les guerres particulières que les princes tributaires s’étaient faites les uns aux autres pendant un temps si considérable, avaient causé de grands désordres dans l’administration de leurs États.