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LA PREMIÈRE CANADIENNE

retourna en Angleterre, acheta la moitié des parts de la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui étaient tombées au-dessous de 60, après avoir été à 250 pour cent.

Le capital des actions de la Compagnie de la Baie d’Hudson était de cent mille louis sterling. Lord Selkirk acheta des actions jusqu’au montant de quarante mille louis. On peut juger de l’influence qu’il exerça sur la Compagnie.

Encouragé par ces premières spéculations, il forma le dessein de s’assurer, pour la Compagnie de la Baie d’Hudson, le monopole exclusif de la traite dans tous les territoires du Nord-Ouest. Il savait, d’après les explications qu’il avait reçues à Montréal, qu’une compagnie qui n’aurait personne pour lui faire concurrence, réaliserait, par la traite des pelleteries, une fortune colossale.

Il acheta donc des actionnaires de la Compagnie de la Baie d’Hudson une grande étendue de terrain sur les bords de la rivière