Page:Dujardin - Poésies, 1913.djvu/196

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Et sourit en montrant la haie fleurie de roses.
… Un sourire de ses lèvres roses,
C’est assez pour vous rendre fou.

Elles ont souri, les lèvres roses,
Et le voilà qui pâlit comme un fou.

*

Un jour d’été épanoui,
Ils se sont retrouvés sur la berge ;
Las ! Colette a pris un mari,
Colas dut oublier Colette ;
L’un près de l’autre ils sont assis ;
En regardant je ne sais où,
Il effleura de ses lèvres ses lèvres roses.
… Un baiser de ses lèvres roses.
C’est assez pour vous rendre fou.

Il effleura les lèvres roses
Et le voilà qui se récrie ainsi qu’un fou.

*

Un soir, un triste soir d’automne,
Au coude du chemin les voici face à face,