Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/145

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couleur primitive, et, à l’appui de cette première preuve, il lui cita tant de circonstances secrètes, qui ne pouvaient être connues que de Zacharias et de lui, que le marchand de joujoux fut bien forcé de se rendre à l’évidence.

Alors, il lui demanda quelle cause l’avait éloigné si longtemps de sa ville natale, et dans quel pays il avait laissé ses cheveux, son œil, et les morceaux qui manquaient à sa redingote.

Christian-Élias Drosselmayer n’avait aucun motif de faire un secret à son frère des événements qui lui étaient arrivés. Il commença donc par lui présenter son compagnon d’infortune ; puis, cette formalité d’usage accomplie, il lui raconta tous ses malheurs, depuis A jusqu’à Z, et termina en disant qu’il n’avait que quelques heures à passer avec son frère, attendu que, n’ayant pas pu trouver la noisette Krakatuk, il allait entrer le lendemain dans une prison éternelle.