Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/148

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tention que ne l’avait fait maître Drosselmayer, et secouant la tête, il répondit :

— Je serais de votre avis et, par conséquent, de celui de votre frère, si la noisette n’était pas dorée ; mais je n’ai vu nulle part dans les astres que le fruit que nous cherchons dût être revêtu de cet ornement. D’ailleurs, comment votre frère aurait-il la noisette Krakatuk ?

— Je vais vous expliquer la chose, dit Christophe, et comment elle est tombée entre mes mains, et comment il se fait qu’elle ait cette dorure qui vous empêche de la reconnaître, et qui effectivement ne lui est pas naturelle.

Alors, les ayant fait asseoir tous deux, car il pensait fort judicieusement qu’après une course de quatorze ans et neuf mois, les voyageurs devaient être fatigués, il commença en ces termes :

— Le jour même où le roi t’envoya chercher, sous prétexte de te donner la croix, un étranger arriva à