Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/183

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— Mais où donc, dit le parrain, cette petite fille va-t-elle chercher toutes les sottises qui lui passent par l’esprit ?

— Elle a l’imagination très vive, répondit sa mère, et au fond, ce ne sont que des rêves et des visions occasionnés par sa fièvre.

— Et la preuve, dit Fritz, c’est qu’elle raconte que mes hussards rouges ont pris la fuite ; ce qui ne saurait être vrai, à moins qu’ils ne soient d’abominables poltrons, auquel cas, sapristi ! ils ne risqueraient rien, et je les bousculerais d’une belle façon !

Mais, tout en souriant singulièrement, le parrain Drosselmayer prit la petite Marie sur ses genoux, et lui dit avec plus de douceur qu’auparavant :

— Chère enfant, tu ne sais pas dans quelle voie tu t’engages en prenant aussi chaudement les intérêts de Casse-Noisette ; tu auras beaucoup à souffrir, si tu continues à prendre ainsi parti pour le pauvre disgracié ; car le roi des souris, qui le