Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/184

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tient pour le meurtrier de sa mère, le poursuivra par tous les moyens possibles. Mais, en tous cas, ce n’est pas moi, entends-tu bien, c’est toi seule qui peut le sauver : sois ferme et fidèle, et tout ira bien.

Ni Marie ni personne ne comprit rien au discours du parrain ; il y a plus, ce discours parut même si étrange au président, qu’il prit sans souffler le mot la main du conseiller de médecine, et, après lui avoir tâté le pouls :

— Mon bon ami, lui dit-il, comme Bartholo à Basile, vous avez une grande fièvre, et je vous conseille d’aller vous coucher.


LA CAPITALE.


Pendant la nuit qui suivit la scène que nous venons de raconter, comme la lune, brillant de tout son éclat, faisait glisser un rayon lumineux entre les rideaux mal joints de la chambre, et que, près de sa mère, dormait la petite Marie, celle-ci fut réveillée par