Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/199

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l’insolent qui osa vous menacer : ce misérable roi des souris est là, baigné dans son sang. Voulez-vous, ô Madame, ne pas dédaigner les trophées de la victoire, offerts de la main d’un chevalier qui vous sera dévoué jusqu’à la mort ?

Et, en disant cela, Casse-Noisette tira de son bras gauche les sept couronnes d’or du roi des souris, qu’il y avait passées en guise de bracelets, et les offrit à Marie, qui les accepta avec joie.

Alors Casse-Noisette, encouragé par cette bienveillance, se releva et continua ainsi :

— Ah ! ma chère demoiselle Silberhaus, maintenant que j’ai vaincu mon ennemi, quelles admirables choses ne pourrais-je pas vous faire voir si vous aviez la condescendance de m’accompagner seulement pendant quelques pas. Oh ! faites-le, faites-le, ma chère demoiselle, je vous en supplie !

Marie n’hésita pas un instant à suivre Casse-Noisette, sachant combien elle avait de droits à sa re-