Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/200

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connaissance, et étant bien certaine qu’il ne pouvait avoir aucun mauvais dessein sur elle.

— Je vous suivrai, dit-elle, mon cher monsieur Drosselmayer ; mais il ne faut pas que ce soit bien loin, ni que le voyage dure bien longtemps, car je n’ai pas encore suffisamment dormi.

— Je choisirai donc, dit Casse-Noisette, le chemin le plus court, quoiqu’il soit le plus difficile.

Et, à ces mots, il marcha devant, et Marie le suivit.


LE ROYAUME DES POUPÉES.


Tous deux arrivèrent bientôt devant une vieille et immense armoire située dans un corridor tout près de la porte, et qui servait de garde-robe. Là, Casse-Noisette s’arrêta, et Marie remarqua, à son grand étonnement, que les battants de l’armoire, ordinairement si bien fermés, étaient tout grands ouverts, de façon qu’elle voyait à merveille la pelisse de voyage