Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/202

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— O mon Dieu ! s’écria Marie tout éblouie, où sommes-nous donc, mon cher monsieur Drosselmayer ?

— Nous sommes dans la plaine du sucre candi, Mademoiselle ; mais nous ne nous y arrêterons pas, si vous le voulez bien, et nous allons tout de suite passer par cette porte.

Alors, seulement, Marie aperçut en levant les yeux une admirable porte par laquelle on sortait de la prairie. Elle semblait être construite de marbre blanc, de marbre rouge et de marbre brun ; mais, quand Marie se rapprocha, elle vit que toute cette porte n’était formée que de conserves à la fleur d’orange, de pralines et de raisin de Corinthe ; c’est pourquoi, à ce que lui apprit Casse-Noisette, cette porte était appelée la porte des Pralines.

Cette porte donnait sur une grande galerie supportée par des colonnes en sucre d’orge, sur laquelle galerie six singes vêtus de rouge faisaient une mu-