Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/56

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Alors le parrain Drosselmayer se mit à rire aux éclats en disant :

— Pardieu ! ma chère filleule, je ne comprends pas comment une jolie petite fille comme toi peut être aussi aimable pour cet affreux petit bonhomme.

Alors Marie se retourna ; et comme, dans son amour du prochain, le compliment que lui faisait son parrain n’établissait pas une compensation suffisante avec l’injuste attaque adressée à son casse-noisette, elle se sentit, contre son naturel, prise d’une grande colère, et cette vague comparaison qu’elle avait déjà faite de son parrain avec le petit homme au manteau de bois lui revenant à l’esprit :

— Parrain Drosselmayer, dit-elle, vous êtes injuste envers mon pauvre petit casse-noisette, que vous appelez un affreux petit bonhomme ; qui sait même si vous aviez sa jolie petite polonaise, sa jolie petite culotte et ses jolies petites bottes, qui sait si vous auriez aussi bon air que lui ?